2 sur 6,5 millliards d'humains (30%) sont sous-alimentés dont 850 millions (13%) souffrent de la faim. La majorité d'entre eux (525 millions) se trouvent en Asie, mais en Afrique sub saharienne les 206 millions représentaient en 2003 1/3 de la population de cette région (voir le rapport de la Banque mondiale attaché) !
L'accroissement de la population mondiale de 2,5 milliards (+38%!) d'ici 2050 aggravera d'autant plus ce phénomène que cet accroissement a lieu dans les régions les plus pauvres ou règne la sous-alimentation. Nous sommes déjà loin des objectifs annoncés au sommet mondial de Rome en 96 de réduction de 50% du nombre des sous-alimentés d'ici 2015. Cette réduction est restée en Afrique subsaharienne en dessous de 1% par an. On risque dans les prochaines années d'assister à une augmentation !
Il faut augmenter la production agricole et améliorer sa répartition. Défi gigantesque car cette augmentation doit maintenant s'effectuer sous des contraintes toujours plus fortes :
Augmenter la production ne pourra être obtenu de manière durable que par un faisceau de mesures qui s'appuient sur un aménagement des terrains, une fertilisation, un choix des cultures et des méthodes adaptées.
La situation et les solutions sont très différentes suivant les continents :
La population de l'Afrique Sub Saharienne passera de 750 millions en 2006 à 1,4 Milliars en 2040 (L’Afrique face à ses défis démographiques : un avenir incertain, sous la direction de Benoît Ferry, coédition AFD-CEPED-Karthala. ). Selon une étude récente de la banque mondiale la demande de produits alimentaire devrait doubler entre 2000 et 2015.
Enfin, les contraintes environnementales (eau, apauvrissement des terres) pèsent lourdement.
De nombreuses mesures globales s'imposeront : répartition de l'eau, valorisation des productions alimentaires, etc. Des programmes généraux seront mis en place.
Cela ne suffira pas à traiter l'immensité des besoins. Il sera nécessaire d'aider individuellement les centaines de milliers de groupements et villages qui souhaiteront, en s'appuyant sur tel ou tel programme, sur telle ou telle mesure sur tel point précis, développer leur projet global au plan local.
Souvent les ruraux faute de pouvoir s'insérer dans les programmes continueront leur exode vers les villes, ce qui accroitra le déséquilibre alimentaire et écologique.
L'aide au développement rural doit donc franchir un nouveau cap : la personnalisation.
Chaque situation devra être prise en compte : situation des sols, des cultures, des connaissances et savoir faire disponibles, du potentiel de développement, des besoins, etc.
Chaque projet devrait pouvoir être suivi et accompagné.
C'est la somme des réussites qui fera, cette fois-ci, bouger les chiffres.
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| crisealim-FocusC-Worldbank.pdf | 139.59 Ko |
| criselalim-cp205-IRD.pdf | 71.43 Ko |
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